Faut-il regarder Penny Dreadful ?

Salut les gens ! Quand il fait froid et gris, on a le choix entre sortir se balader, se caler dans un Starbucks avec un bon bouquin ou rester chez soi et mater des séries. Personnellement, j'ai choisi l'option numéro trois, avec un chocolat chaud en bonus. En plus, ce n'est pas comme si le choix dans les séries tv manquait. Aujourd'hui je vais donc vous parler d'une série qui m'a fait vivre un éventail d'émotions et qui m'a laissé scotché : Penny Dreadful !

La Ligue des gentlemen extraordinaires

Si vous n'avez pas entendu parler de cette série avant, je vous rassure tout de suite, c'est normal. Personnellement, je n'ai eu vent de son existence qu'en fin 2015, soit à la fin de sa deuxième saison. Cette série a eu une promotion assez discrète mais en même temps très efficace. C'est un peu la bonne série que seuls les amateurs de chefs d’œuvre connaissent et transmettent discrètement à leur entourage, comme un bon plan tellement exceptionnel qu'il faut le préserver. L'histoire de Penny Dreadful se situe dans le Londres victorien et raconte l'histoire de personnes, certaines ayant des capacités surnaturelles, s'alliant pour lutter contre des forces maléfiques.

La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires

La première chose qui saute aux yeux quand on regarde Penny Dreadful est que la série reprend le principe de l’œuvre d'Alan Moore en utilisant comme personnages des grands noms de la littérature fantastique de l'époque : Victor Frankenstein, Dorian Gray, Dracula, Henry Jekyll... Mais la série n'en est pas une adaptation télévisée. Pas d'agents secrets, pas de steampunk, pas de ligue du tout d'ailleurs. Certes, beaucoup de personnages de la Ligue Des Gentlemen sont là mais certains comme Dorian Gray font leur vie sans réellement intervenir dans la trame principale. De plus, la série ne tourne pas autour du fait de sauver le monde mais simplement de retrouver Mina Harker. Les fans de la Ligue y trouveront quand même leur bonheur puisque l'univers reste le même, et ceux qui ne connaissent en rien leurs aventures découvriront une histoire originale qui ne demande aucune connaissance préalable.
Cette série est aussi clairement destinée aux fans de littérature. En reprenant les personnages des œuvres de la fin du XIXe siècle et en les mettant en scène dans une ambiance à la Edgar Allan Poe lors d'enquêtes, de moments de poésie ou de réflexions philosophiques, John Logan était sûr de faire mouche avec eux !

Eva Green est incroyable

Le casting de cette série a été fait d'une façon que je qualifierais de parfaite. Il est rare de voir dans une série des acteurs aussi bien choisis. Le choix de Josh Harnett peut faire peur, surtout qu'on avait l'habitude de le voir plutôt dans des rôles de jeunes beaux gosses hollywoodiens. Mais il s'avère qu'il est terriblement convaincant de ce rôle d'Ethan Chandler ! Il passe d'un sourire enjôleur à un regard de tueur en série avec aisance, preuve que la maturité lui réussi. J'ai aussi fait la belle découverte de Reeve Carney, qui joue l'image que je me faisais de Dorian Gray à la perfection, de même pour Billie Piper et Rory Kinnear qui vous hypnotisent complètement dès qu'ils apparaissent à l'écran ! Mais pour moi, le plus beau jeu d'acteur dans cette série restera celui d'Eva Green ! Je dis rarement cela d'un acteur, mais Eva Green est stupéfiante ! Tout d'abord, le rôle de Miss Ives lui va à la perfection, comme s'il avait été écrit pour elle. Elle incarne un personnage complexe, qui alterne entre les scènes de romantisme et les scènes de folies pures en affichant à chaque fois une crédibilité qui, pardonnez-moi l'expression, vous laisse sur le cul ! Son jeu d'acteur est un pur bijou qui vaut le détour !

série tv geek

Parce que c'est une série à part

Penny Dreadful n'est pas une série lambda comme on en voit beaucoup ces temps-ci. Pas de super-héros qui sauve le monde, pas de leçons moralisatrices, pas de happy end à chaque fin d'épisodes. Non, Penny Dreadful n'est pas comme ça. Elle aborde beaucoup de thèmes forts, comme la période coloniale, le génocide des Indiens d'Amérique, la place des femmes dans la société... mais sans jamais imposer un point de vue. Le spectateur est même invité à réfléchir et à se faire son propre avis.
L'esthétique est aussi un point important dans cette série. Tout est raffiné, stylisé, travaillé jusque dans les moindres détails. Aucun personnage n'est laissé au hasard, que ce soit des dames de la haute société londonienne jusqu'aux habitants des quartiers défavorisés. J'aime l'esthétique de la fin du XIXe siècle, début XXe, période sur laquelle s'appuie l'esthétique steampunk, et cette série me comble à ce niveau là.
La série a été arrêté après trois saisons malgré un succès en constante augmentation. Et c'est mieux comme ça. La fin de Penny Dreadful est comme un bon bouquin. Vous l'avez fini et vous voulez que vos souvenirs de l'histoire et de l'expérience que vous avez vécu restent intactes, vous ne voulez pas de suite qui pourrait tout gâcher. La série comporte en tout 27 épisodes, et chacun d'eux apportent véritablement quelque chose à la série, aucun n'est inutile. Le dernier point qui m'a aussi totalement séduit est que chaque personnage a son propre arc narratif, ce qui est très appréciable avec des personnages ayant des personnalités aussi fortes.


Vous l'avez compris, j'ai été totalement séduit par Penny Dreadful. Une ambiance un peu sombre, des costumes magnifiques, des personnages forts et attachants, un scénario très bien construit... On y trouve tous les éléments d'une bonne série. Penny Dreadful est l'un de mes coups de cœur de 2016 avec Stranger Things. N'hésitez plus, regardez-la !

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire

Voici la marche à suivre pour publier votre commentaire :

1) Écrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessous
2) Si vous avez un compte, vous pouvez vous identifier dans la liste déroulante Commentaire
Sinon, vous pouvez saisir votre nom ou pseudo par Nom/URL
3) Vous pouvez, en cliquant sur le lien S'abonner par e-mail, être assuré d'être avisé en cas d'une réponse
4) Cliquer enfin sur Publier.

Le message sera publié après modération.